Psycho : Réflexions sur le cancer

Par - 13 septembre 2018

Lors d’un séminaire à Ein Guédi, au bord de la Mer de Sel, en 2006, je donnais une longue conférence sur la genèse du cancer. Evidemment, ce sujet souleva de très nombreuses réactions. Après la conférence, je fus entourée d’un grand nombre de personnes qui désiraient me parler. J’avais du mal à répondre à tout le monde.

 

En particulier, une femme blonde se fraya un chemin jusqu’à moi et me dit : « Madame, je voudrais vous raconter que je me suis guérie toute seule de deux cancers ! ». «  C’est fantastique, lui dis-je, et comment avez-vous fait ? ». « Eh bien, le plus extraordinaire, me répondit-elle, c’est que je n’ai rien fait du tout ! ».

 

« Comment cela ? » lui répondis-je, étonnée. « Eh bien oui, figurez-vous que j’ai continué à vivre normalement exactement comme avant le diagnostic, sans m’affoler et sans rien faire du tout ! Et j’ai guéri ! ».  « C’est merveilleux ! » dis-je. Aussitôt, je fus assaillie par d’autres personnes et lorsque je me retournais pour demander d’autres précisions à cette femme, elle avait disparu. Le lendemain, je la cherchais pour prendre ses coordonnées et lui demander d’autres détails mais je ne la retrouvais pas.

 

Sur le site “boncourage.com” je me souviens avoir lu l’histoire du grand-père du Rav Itzhak Besançon. Arrivé du Maroc en France vers les années 60, cet artisan traditionnel qui avait une soixantaine d’années, soudain déraciné de sa terre natale, commença à se sentir mal. Il alla consulter un médecin qui lui dit qu’il avait le cancer. Sans se laisser impressionner le moins du monde, il rentra chez lui et continua sa routine habituelle sans prêter aucune foi au diagnostic du médecin. Le Rav Besançon raconte que son grand-père vécut encore pendant quinze ans.

 

Le New-York Times relate l’histoire de Stamatis Moraitis, un combattant de la Seconde guerre mondiale, d’origine grecque, qui s’était installé en Floride. En 1976, il apprit qu’il avait un cancer du poumon. Neuf médecins confirmèrent le diagnostic et lui donnèrent neuf mois à vivre. Il avait 62 ans. Il décida alors de retourner avec sa femme sur l’île qui l’avait vu naitre. Il s’installa dans une maisonnette blanche, au milieu des vignes, au dessus de la mer et se prépara à mourir.

D’abord il passa ses journées au lit, soigné par sa mère et sa femme, mais bientôt il renoua avec la foi et avec sa religion. Ses amis d’enfance commencèrent à lui rendre visite et les discussions duraient des heures, arrosées par une bouteille de vin.

 

« Autant mourir heureux » se disait Stamatis. Pendant les mois qui suivirent, étrangement, il sentit ses forces revenir et il planta quelques légumes dans son jardin, il ne pensait pas avoir le temps de les récolter lui-même, mais appréciait le soleil et l’air de la mer. Après six mois, il avait agrandi son potager et nettoyé la vigne familiale.

 

Il profitait du rythme de vie paisible de la petite île et sa santé continua à s’améliorer.

 

Trente cinq ans plus tard, il vivait toujours et était âgé de 97 ans ! Il ne suivit jamais de traitement et ne prit aucun médicament ! Son cancer disparut comme il était venu. Il modifia seulement son mode de vie et retrouva un rythme différent et épanouissant. Sans en avoir conscience, il sortit en fait du conflit qui avait provoqué sa maladie.

 

Ces histoires sont véridiques. Elles corroborent les observations faites dans le milieu animal. En effet, les animaux, tout comme les humains, sont aussi atteints par le cancer. Lorsqu’ils sont malades, ils cherchent un abri dans la nature où ils se terrent et attendent avec patience, presque sans bouger, que leur état s’améliore. Et si l’animal n’est pas trop vieux ou trop faible, il guérit souvent.

A la différence des humains, les animaux ne connaissent pas le “conflit de la blouse blanche”.

Ils ne rencontrent aucun médecin qui leur assène un diagnostic effrayant qui est en fait un pronostic, ils ne paniquent pas, ne s’affolent pas, ne meurent pas de peur, ne font aucun traitement particulier à part le repos et la patience.

 

En effet, comme on le sait aujourd’hui dans les milieux de la thérapie, le cancer est provoqué par un choc émotionnel violent qui déclenche des modifications dans le corps, visant à faire face à un état d’urgence insoutenable pour le cerveau.

En fonction du conflit et du ressenti, la maladie atteint l’un ou l’autre organe et jamais par hasard. Tout a un sens et est orchestré par le cerveau.

 

Cette maladie est en fait organisée comme un processus de défense sophistiqué du corps. Des chercheurs ont remarqué qu’en cas de ce que l’on nomme par exemple “cancer de l’estomac”, il s’agit tout simplement de la mise en place par le cerveau de “cellules turbo”, qui digèrent trois cent fois plus vite que les cellules normales et sont donc installées automatiquement afin de tenter de digérer un aliment réel ou symbolique indigeste. Ces cellules restent en place jusqu’à ce que la personne ait réussi à surmonter son “indigestion”.

Une fois qu’elle est sortie de son conflit, c’est la fin de “l’état d’urgence” le cerveau ordonne une désintégration de ces cellules devenues inutiles, qui sont alors éliminées naturellement. En effet, le corps possède des ressources insoupçonnées et est dirigé par un ordinateur surpuissant, le cerveau pour tenter de conserver l’être vivant en vie le plus longtemps possible.

 

Comme le disait si bien Rabbi Nahman de Breslev : « Il faut comprendre le sens de chaque chose », car tout a un sens, même la maladie.

 

Dans tous les cas, il est donc essentiel de déchiffrer le sens de la maladie, ce que le mal nous dit, quel est son message et de savoir le décoder afin de s’en libérer.

Ignorer le langage de l’âme, pour s’intéresser exclusivement au corps, comme étant une entité séparée est toujours une erreur de trajectoire. Nous ne sommes pas des automobiles, ni des ordinateurs.

 

Une âme divine habite notre corps et c’est elle qui dialogue avec nous sans cesse. Il est essentiel d’écouter sa voix, car la guérison est à ce prix.

 

Et comme le dit si bien Bernie Siegel, grand cancérologue américain qui s’est penché non seulement sur le corps de ses malades, mais aussi sur leur âme :

« La seule erreur dans la vie, c’est de ne pas vivre, tant qu’on est vivant ».

IRÈNE LANDAU

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