Il a refusé de se lever à l’arrivée du tribunal, de décliner son identité et de répondre aux questions de la présidente Marie-France Keutgen sur la fusillade survenue le 15 mars 2016, rue du Dries, à Forest. Ceux qui tablaient, lundi 5 février, sur un revirement complet de Salah Abdeslam au premier jour de son procès devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles en sont pour leurs frais. Le seul survivant des commandos qui frappèrent Paris le 13 novembre 2015 ne sortira pas du mutisme dans lequel il s’est muré depuis sa mise en détention en France, en avril 2016.

A la fin de cette première journée d’un procès éclair, la procureure belge Kathleen Grosjean a réclamé la peine maximale pour Salah Abdeslam et son complice Sofien Ayari, qui comparaissaient devant la 90e chambre du tribunal de Bruxelles. Soit vingt années, assorties d’une peine de sûreté. Le maximum prévu par la législation belge, puisqu’une récente réforme qui visait à porter les peines à 40 années dans un tel cas a été cassée par la Cour constitutionnelle.

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